Ego Sapiens : Et si on se souhaitait de la liberté, cette année?

C’est le Temps des Fêtes…

…et oui, je vais péter ta bulle.

Je te dirais bien que je fais ça par amour, mais tu aurais raison d’en douter fortement.
C’est plus (+) un plaisir-revanche. Un plaisir de gars qui n’aime pas magasiner mais qui devra bien le faire, parce que donner seulement de l’amour, semble que ce soit cheap.
Oui monsieur, l’amour, ça se donne trop facilement y paraît.
Alors qu’aller se taper les magasins par les temps qui courent, on est d’accord, c’est foutrement chiant. Et faire ça pour quelqu’un d’autre, alors là, c’est vraiment une marque d’amour…

Bon, ceci étant dit, on y va avec le texte?

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Faire une obsession sur la santé ne me parait pas très sain.

Les gens tombent malades, les gens meurent.
Des fois tôt, des fois tard, mais toujours, les gens meurent.

Parfois, ils tombent malades et meurent par obsession… Certains diront que la vie a un sens de l’humour bien particulier.
Je pense que le mieux à faire, alors, c’est d’en rire.

Il y a des cancéreux en phase terminale heureux et sereins et d’autres remplis d’anxiété et rongés par la colère et les remords. Pour moi, c’est clair de quel bord je préfère me trouver quand ça sera mon tour.
Il s’agit donc de savoir ce qui distingue les premiers des seconds. Pour bien mourir.
En plus, je pense que quand j’aurai compris ça, je vivrai « mieux », aussi. It’s a win-win situation, comme disent les anglos.

Nous, on met tellement d’argent pour retarder la mort. On doit bien avoir nos raisons…
Pourtant, avant de rendre la mort moins mortelle, je pense parfois qu’on ferait un meilleur choix en investissant nos cœurs et nos ressources à rendre notre vie, pendant qu’on la vit, plus vivante… C’est très personnel, remarque, et j’ai pas encore trouvé la recette…

Toi, si tu mourais demain… comment tu le prendrais?

À chaque fois que je sors dehors en ville, dans le métro, en voyageant de mon cubicule de logement à mon cubicule de travail, je regarde les visages… La dominante est le gris. Je prendrais volontiers des photos si tu ne me crois pas pour les mettre sur ce blog. Mais ça serait trop triste. Imagine que tu t’y reconnaisses…

Tu trouves ça plus facile à accepter que la mort, toi?
Moi ça me ronge vivant.

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Le monde est comme un grand musée.
Le présent que tu regardes est déjà passé.

Regarde!

Vois comme tout le monde a les yeux ouverts…
Pourtant, si peu saisissent les subtilités de ce qu’ils ont devant.

Et quand il arrive qu’ils voient quelque chose que les autres ont peut-être raté, trop souvent ils ne font rien : ils suivent le flot, en silence, pour ne pas faire de vagues.

Le flot de ces gens qui passent, et ne voient pas les toiles.

…Des toiles partout, autour. Peintes avant qu’ils ne soient nés.

Et qui leur survivront.

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Joyeux Nowell et bonne nouvelle année! Je t’embrasse et te souhaite toute la liberté que tu sauras prendre…
Et on se reparle en 2009.

~ par Alter le 11 décembre, 2008.

 
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