Ego Sapiens : Le cercle…
Dans mon petit cercle…
C’est beau. Même avec nos petites bibittes. Nos manques, on se les exprime et on se les soigne, au moins durant un temps. Mais ensemble toujours.
Tout est plus facile, aussi, parce que tout le monde est là pour les autres. Et à travers cette disponibilité mutuelle, on existe… Au singulier, digne, et valorisé.
On a compris. Le soi et les autres, sans paradoxe, sans conflit, unis…
Ma famille…
Chapeauté par cet amour de circonstance (on choisit pas les siens, dit-on), mais qu’on a chacun décidé d’accueillir, de prendre et d’entretenir à sa façon, mon petit cercle est fort.
C’est ma base d’opérations. De là, je peux ouvrir des espaces de liberté qui ne sont pas explorables autrement. Je m’le permets, parce que je m’y sens en sécurité, même sans système d’alarme, sans garde du corps. Une sécurité toute nue. Le calme d’une paix qui ne connaîtra jamais la guerre, parce qu’elle ne saurait la faire.
Le bien avec la guerre, c’est qu’elle ne se fait pas d’elle-même. Ça prend des gens.
Choisis donc plutôt de faire la grasse matinée cette journée-là, ne perds pas ton temps, tu m’en remercieras.
…………
T’as vu? Comme le ciel est épatant? Un tableau qui n’en finit pas de se dessiner, jamais… Et le soleil, sa chaleur? Cette chaleur comme celle qu’il y a en dedans de nous, mais qu’on sent venir du dehors… Tu la sens? Comme si on se faisait dire ‘Je t’aime’, comme ça, pour rien, sans qu’on sache d’où ça vient…
J’lui trouve pas grand-chose à améliorer, à ce monde… Si tu le voyais, si tu le sentais, si tu l’entendais vivre, je suis sûr qu’on serait d’accord. T’as encore le temps.
Tu devrais venir faire un tour, un de ces quatre. Si tu veux, j’te montrerai.
Moi, j’ai eu 28 ans aujourd’hui, demain trente, mais je me sens comme un grand enfant qui joue.
Dans son petit cercle.
